T'en souviens-tu Godin ?

«Élégie au dérinché de la vie», auteur anonyme

Elle m’a parlé : un concours…Jamais j’aurais l’temps, jamais j’aurais l’courage!

Car il en faut, Godin, pour oser écrire sur toi, à côté de toi, avec toi!

Fermeture d’ascenseur…descend un étage, remontes-en deux…et puis un hommage, un titillement au creux du cœur, un « si j’osais? » qui, déjà, me taraude l’esprit…Lui rendre hommage, lui dire mon amour comme il nous a dit le sien.

Un temps d’arrêt dans la correction des ost…d’copies qui nous coupent de la vie, nous la rendent si lourde, si vide, si lourde de vide…un temps d’arrêt pour dire la beauté, la passion, le feu sacré.

Lui rendre hommage.

Parler de Godin et non de GG.

Lecture des poèmes…putain! Quel bonhomme quand même! Poète, beau, homme politique : mais qu’est-ce qu’il n’avait pas?! Ah oui! Ses incartades, ses infidélités…oui mais, t’as vu l’gars? Le bon dieu sans confession qu’on lui donnerait ou plutôt non : tout pour entendre ses confessions, ses pages d’amour, l’exaltation du corps dans l’exultation des mots! C’est qu’il nous donnerait presque envie d’être curé l’bonhomme!! Elle pouvait bien lui courir après, dans le quartier, la poêle à la main, pour l’assommer la Pauline! N’empêche qu’elle l’a gardé son Gérald : chanceuse va!

Rêver aujourd’hui qu’il y aura encore des Godin,

Demain.

Malgré le désert, malgré le PQ, malgré tout.

Comment pourrais-je écrire quoique ce soit que tu n’auras pas dit, pas écrit, pas chanté, pas crié 10 fois, 100 fois, 1000 fois mieux que moi?

Il ne me reste qu’à me taire, qu’à me « terre », au creux de tes poèmes, au coin de ton regard, au fond des souvenirs de ce que tu fus, de ce que tu fis.

Et vivre.

Et me battre.

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