T'en souviens-tu Godin ?

«L’injustice» par Rachelle Séguin

À la cime de mon arbre,

Je regardais le monde,

Le vent frais entraînant les feuilles jaunies,

Cette brise faisant frémir les plus démunis,

Je les voyais d’en haut, eux,

Ces êtres malheureux,

Attendant la délivrance,

Ne vivant que d’espérance

La vie ne donne pas à tous la même chance,

Dans ce monde de jugement et d’apparences,

Mais peut être que nous pourrions leur tendre la main,

Les aider à monter et suivre notre chemin,

Leur offrir ce qu’ils n’ont pas eu,

Cesser de les regarder comme des bêtes dépourvues

Que nous ayons des ailes ou des nageoires,

Pourvus de plumes, d’écailles ou de poils,

Nous provenons tous de cette même toile,

Peinte par le même artiste, la même main,

Ne souhaitant que notre bien

Qu’attendons-nous pour s’unir et s’aider,

Utiliser ce qui nous a été donné,

Au lieu de frémir devant les différences

Qu’attendons-nous pour penser aux autres

Avant nos propres besoins,

Vivre du nécessaire pour aider son prochain

Peut être, un jour, cette même brise annonçant l’hiver,

Signe de désespoir aujourd’hui,

Soufflera encore, mais, si nous construisons un monde uni

Par le dévouement de chacun et notre force réunie

Nous ne sentirons plus l’hostilité de sa fraicheur,

Mais plutôt la souvenance de son odeur.

(Poème écrit à la mémoire de Gérald Godin, pour qui la justice était une valeur primordiale. Toute sa vie, il a œuvré dans le but d’aider les autres et faire un pas de plus vers un monde avec moins d’inégalités. L’école Gérald Godin témoigne aussi de ce désir en aidant les élèves à atteindre leurs buts et à apprendre.)

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